Voilà toute l'histoire,...

 

L'association regroupe de très nombreuses familles de riverains, désespérées par ce projet qui s'est monté sans leur consentement. Nous nous insurgeons contre les méthodes et les libertés laissées aux promoteurs. Les réunions de concertation avec les habitants se sont faites, alors que les contrats étaient déjà signés avec les agriculteurs. Les réunions de soit disant "co-construction" sont par conséquent une illusion et encore moins une construction en commun car tout est déjà joué d'avance. La réalité est qu'il est possible d'implanter une éolienne de 180m de haut à 500 m d'une habitation et c'est cela qu'il faut changer.

 

Nous demandons au gouvernement et aux députés de l'Assemblée Nationale de travailler sur ce problème. Il faut poser un cadre pour protéger les Français en installant les éoliennes dans des zones inhabitées avec un minimun de 1500 mètres entre les habitations et les éoliennes.

 

Si vous avez le courage de lire la suite, voici notre histoire. ,...

La 1ère réunion de présentation du projet a eu lieu le 20 avril 2017. Nous n'en étions pas informés. Les bénéficiaires et acteurs du projets y participaient. La deuxième réunion s'est tenue le 22 juin 2017. Elle fut intitulée "Atelier de co-construction"  Un coup de chance, nous étions là, car ni l'heure, ni l'adresse exacte n'avait été mentionnées sur la convocation juste le jour et la ville de Ciré,  le tout déposé en mairie. D'ailleurs Il n'y avait que 25 personnes à ce deuxième rendez-vous dont la plus part étaient de ceux qui avaient déjà participé à la première réunion. Par hasard donc, quelques riverains étaient là. Nous étions abasourdis par la situation qui se dévoilait peu à peu sous nos yeux. Nos vies allaient peut-être basculer et nous étions en train de le découvrir. On pouvait lire sur l'un des slides de présentation de la Société Nordex France: "Trame d'implantation retenue"   Je me souviens que prenant la parole naïvement je fit la remarque suivante : " Mais alors, 25 personnes vont donc décider pour 3000 habitants, sans que personne dans le village ne soit vraiment au courant ? Ne faut-ils pas faire un référendum, ou un sondage d'opinion ? La réponse fut cinglante : "S'ils ne sont pas venus c'est qu'ils ne se sentent pas concernés" -a lancé un des propriétaires terrien, bénéficiaire potentiel d'une éolienne sur sa parcelle. 

 

A la troisième réunion du 7 septembre 2017, ils étaient environ  50 personnes , avec cette fois, une vingtaine de riverains enfin informés et tous très inquiets. Mais là tout était déjà plié. Malgré nos protestations nous étions devant un mur. Il n'y avait rien qui puisse amener à une inflexion ou un changement dans le projet. Nous avions l'impression d'être pris au piège. Ignorant tout ou presque du marché de l'éolien, face à des professionnels de la communication bien entraînés aux techniques de vente.

 

En réaction, L'association AMEVIE fut créée le 15 novembre 2017 pour que les riverains soient vraiment entendus et nous l'espérons, mieux protégés.

 

 

la Méthode Nordex France est d'une efficacité redoutable 
Des retombées financières sont motivantes pour les propriétaires de parcelles, médiocres pour les mairies et nulles pour tous ceux qui vont en subir les préjudices. 

Le marché est incroyablement rentable :  250 employés chez Nordex France ont été capables de dégager en 2016  

un bénéfice net de plus 14 Millions € 

 

1ere étape :  Rencontre avec les élus. " La chose est présentée comme une étude de faisabilité. Cela n'engage à rien de dire "oui".
                       Et ça permettra, si c'est correcte, de renflouer les caisses de la ville qui en ont toujours besoin.  

 

2eme étape :  Le promoteur fait signer au plus vite un contrat qui engage totalement les propriétaires des terrains. Après 7 jours de réflexion, l'accord est validé. C'est  plus de 1 200 €  par mois, par éolienne pendant 20 ans.  

 

3eme étape  Tout est ficelé et les lieux d'implantations sont connus. Reste le point délicat : la population et les riverains.

 

Il faut que tout le monde aie l'impression d'un projet décidé en commun. On prendra même des photos des habitants au travail en train de mettre des punaises sur une carte de la région. Cà peut servir.

Juste pour l'anecdote: On réunit dans une pièce les mêmes vingt cinq personnes du départ et on fait 2 groupes. C'est ça l'astuceCeux qui habitent au sud constitue un 1er groupe de travail et que ceux qui habitent au Nord un 2ème groupe.  

Question suivante : choisissez dans ce couloir, entre les villages où mettre les éoliennes : Au Nord où au Sud ?  Génial

Evidemment chaque groupe les souhaite le plus loin possible de leur propre maison. Ceux qui sont au Nord les veulent au Sud, ceux qui sont au Sud les veulent au Nord. Ce qui fait qu'à l'arrivée on peut tranquillement aboutir au résultat attendu : Une belle trame d'implantation du Nord au Sud, qui tient absolument compte de l'avis de tout le monde. C'est ça la co-construction façon Nordex France. 

 

Quant à la dernière réunion organisée par Nordex France, le 16 novembre 2017,...  Les intentions étant clairement dévoilées, la petite musique ne faisant plu recette.  La réunion fut des plus agitées avec une vive opposition des riverains.

 

Pour ce qui nous concerne, nous avons perdu beaucoup de temps à discuter avec une entreprises dont les intérêts sont juste à l'opposé des nôtres. Aucune considération réelle du cadre de vie et de la santé n'est possible. Sans parler de la destruction de la valeur patrimoniale des maisons qui passe comme quantité négligeable.

 

Tout ce que nous vous avons raconté ici, sera bientôt le quotidien des Français si nous n'y prenons garde. Aussi forts de cette malheureuse expérience, nous affirmons qu'il est plus que temps de mettre des limites à la prolifération sauvage des champs éoliens dans nos campagnes. Une entreprise, aussi sérieuse soit elle, est dirigée par le profit et n'a que faire des préjudices qu'elle cause aux des riverains. C'est à l'état d'en mesurer l'impact et de réagir en conséquence pour arbitrer et indemniser ceux qui vont en souffrir.  

 

Il y a donc urgence à légiférer pour poser un cadre respectueux de la vie et de la nature. 

Beaucoup d'argent et trop de liberté sont contraire à une écologie citoyenne responsable.